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Dimanche 4 mai 2008
Cela intéressera peut-être un ou deux curieux.
Voici les menus bonus du DVD de Evangelion : 1.01 You Are (Not) Alone.

































Source : Cartoon Leap

Moins anecdotique, la bande-annonce du film-remontage de Tengen Toppa Gurren Lagann a été postée avant-hier sur le site officiel. Rappelons que la sortie en salles nipponne est planifiée pour Septembre 2008 et que deux films de 90 minutes sont prévus au total pour résumer l'ensemble de la dernière production archi-barrée de GAINAX.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Lundi 28 avril 2008

La franchise Evangelion a toujours été un business, même entre fans.
Depuis deux jours, un petit commerce bigarré s'est mis en place sur le net. Sur Yahoo ! Auctions Japan, les fans cupides vendent aux plus offrants de leurs congénères leur morceau de pellicule issu de Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone, qu'ils ont obtenu dans l'édition limitée à 300 000 exemplaires du DVD. Chaque coffret n'en contenant qu'un seul échoué au hasard, le consommateur peut donc aléatoirement tomber sur un échantillon de pellicule abritant une séquence insignifiante, ou bien sur un gros-plan de Rei Ayanami nue qui vaudrait illico de l'or en barre.

A l'heure actuelle, la transaction la plus importante concerne un morceau de pellicule dont l'enchère du moment est de 287$ - Misato en pleine euphorie après quelques gorgées alcoolisées. La première rencontre "tactile" de Shinji et Rei devant l'Eva-01 est montée jusqu'à 285$ et pourrait poursuivre son ascension des dunes vertes. Rei esquissant un demi-sourire après l'incident intervenu durant le test d'activation de l'Eva-00 attend son fabuleux destin à 248$. Quant à l'heureux possesseur du morceau de pellicule présentant Kaworu le beau gosse dans son plus simple appareil, il compte bien en tirer au moins 239$ ce mois-ci.

Ou comment faire fructifier la valeur d'une édition qu'on a payée environ 57$.
Evidemment, les enchères sont encore en cours. Des amateurs dans la salle ?

 

 




















Source : Anime News Network

A noter que le DVD en édition limitée s'est déjà vendu à plus de 219 000 exemplaires en seulement cinq jours.
Soit le meilleur démarrage DVD, films live et animés compris, depuis le début de l'année au Japon.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Samedi 26 avril 2008

Comme vous le savez, le DVD édition limitée Evangelion : 1.01 You Are (Not) Alone est paru hier au Japon.
Résultat, le teaser de Evangelion : 2.0 diffusé en salles en conclusion du premier film est désormais disponible en qualité DVD. Je vous propose donc de redécouvrir la courte video, et ce grâce à Manuloz qui l'a mise en ligne.
 


Vous remarquerez au passage, à condition de rester sur vos gardes, que l'Eva-06 porte une étrange auréole au-dessus de la tête. Rappelons que le film est prévu sur l'archipel pour le second semestre 2008, qu'il sera centré sur l'arrivée d'Asuka dans la branche japonaise de la NERV et que le nouveau personnage se prénomme Mari.

Concernant l'édition simple du premier film, elle paraîtra au Japon le 21 Mai.
La fort élégante couverture signée Yoshiyuki Sadamoto, un modèle de sobriété à l'inverse de votre serviteur qui se sert un verre de Glengoyne à l'heure de ces lignes, vient d'être révélée sur plusieurs sites marchands nippons. Quinze années plus tard, le chara-design simplissime de Shinji demeure d'une efficacité renversante, hein ?

 
























Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Jeudi 24 avril 2008

Un post inutile qui vient tâter le haut de la page ? Disons oui et non.
Alors certes, pas de réelle nouveauté dans les parages, en tout cas rien qui ne mérite vraiment d'être mentionné, mais il n'est jamais trop tôt pour un interlude musical. A ce propos, j'ai dû sortir mon dictionnaire d'une pile d'autres ouvrages épais comme le poing pour vérifier si "Interlude" était un mot masculin ou féminin. Comme quoi, même quand on aime les japoniaiseries on peut parfois faire preuve d'un ersatz de rigueur vis-à-vis de la langue.
Une parenthèse toute en mélodie donc, parce que la musique a un poids sur cette Terre, pour peu qu'on ne parle pas de celle que l'on produit en France - oui j'aime l'endémo-masochisme et les expressions qui ne veulent rien dire, comme "endémo-masochisme". Bref, maintenant place à des gens qui connaissent le solfège et YouTube.

THANATOS (par l'Eminence Symphony Orchestra)


Les fans attentifs reconnaitront immédiatement Thanatos, l'une des plus célèbres compositions de Neon Genesis Evangelion, ici réinterprétée par l'Eminence Symphony Orchestra de Sydney. Les autres auront simplement lu le nom au-dessus de la video, ce qui est tout à fait valable aussi comme procédé. C'est un thème très connu et apprécié du fandom - notamment parce qu'il a souligné trois scènes mémorables des Episodes 19 et 23 - et qui a eu plusieurs fois les honneurs de performances live littéralement hors de prix au Japon. J'aurais bien aimé y être à ce concert branchouille, quoique les fumeuses réorchestrations de Final Fantasy en embuscade juste derrière m'auraient emmerdé comme un rat mort. Mais sans doute que les compositions classiques de chez SEGA, également au programme, auraient pu raviver la flamme le temps d'une orgie arcade old-school...

EVANGELION REFLECTIVE (AMV par Glvanov)


Qu'on se le dise, les AMV c'est pas trop le genre de la maison. C'est comme les fanfics lemon, ça respire une époque où les forums n'étaient même pas en Php, et comme en plus concernant la série qui nous intéresse il y en a des quantités astronomiques, on a vite fait de boycotter le principe-même. Sauf que quand par miracle c'est bien fait on gobe, un peu comme les nems - pour information, après la leçon de français, voici la leçon culinaire, le nem vient du Vietnam et non de Chine. Et là notre fan russe dépressif a tout compris, car l'esprit de la série suinte de sa video grâce aux extraits particulièrement bien choisis. J'ignore quelle est la musique d'accompagnement, je n'en suis pas gaga à vrai dire, mais j'admets qu'elle colle relativement bien aux images. C'est pas mal tout ça.

C'est tout pour cette incursion dans l'anecdotique.
La prochaine fois, soit des infos nouvelles seront tombées sur Evangelion : 1.0, soit je parlerai de Culture Club.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Mercredi 23 avril 2008

EVANGELION : 1.0 YOU ARE (NOT) ALONE AMORCE UN PAS EN FRANCE...

 













On s'en doutait un peu mais ce qui n'était que rumeur a été confirmée.
Voici l'annonce-choc du moment qui donne des frissons.

L'éditeur DYBEX annonce qu'il détient les droits d'exploitation du premier film de la trilogie Rebuild Of Evangelion de Hideaki Anno. Conséquence, il est désormais techniquement possible que le film soit proposé en fin d'année dans quelques salles de cinéma en France, même si rien n'a filtré à ce sujet.


On ignore par ailleurs si les droits DVD ont également été acquis dans la foulée. De quoi alimenter encore bien des spéculations, et agacer plus d'un fan étranger quant à ce soudain sursaut français.

Communiqué officiel :

DYBEX S.A. est fière d’annoncer l’acquisition des droits d’exploitation de “Evangelion 1.0”, adaptation cinématographique du chef-d’oeuvre de Hideaki Anno, “Neon Genesis Evangelion”.

Créée en 1996 *, cette extraordinaire saga télévisée - toujours distribuée en France et ailleurs par DYBEX - a révolutionné la science-fiction animée tant par son scénario exceptionnel que par son graphisme éblouissant et la profondeur de ses personnages. Acclamée à travers le monde entier, elle a atteint le statut de culte pour toute une génération, traversant les barrières culturelles pour s’imposer comme une oeuvre universelle d’une sensibilité rare.

Hideaki Anno, génie visionnaire, s’est donné corps et âme pour la réalisation de ce long-métrage, premier d’une trilogie destinée à marquer son temps et à revisiter cette oeuvre magistrale en y apportant une nouvelle dimension à la fois technique et scénaristique. Ce travail somptueux a été récompensé par une affluence record au box-office japonais dès son lancement en Septembre dernier, et s’est imposé comme succès animé de l’année 2007.

Le film a été récompensé comme Meilleur Anime de l’Année 2007 au Tokyo Anime Fair de Mars 2008, et Hideaki Anno a été sacré Meilleur Réalisateur lors de cet évènement qui aura réuni plus de 100.000 spectateurs et professionnels de l’animation. Dybex S.A. s’est assurée les droits du film. Premier rendez-vous français pour ce chef-d’oeuvre : Annecy 2008, pour une projection hors-compétition.

© 2007 Khara / GAINAX

Source : MATA-Web

* Erreur, la série était diffusée dès la rentrée 1995.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Lundi 21 avril 2008

Etrangement, l'anime TV traverse une bonne passe ces temps-ci.
Certains nostalgiques accrochés à leur dogme prétendent l'inverse. La plupart du temps, c'est qu'ils ne suivent tout simplement plus rien des fluctuations de l'industrie depuis dix à quinze ans. Ils n'ont plus le temps, plus l'envie, ont quitté la poche démographique où pérenniser une telle passion paraît moins marginal. Dans ces conditions, il est naturellement aisé de proclamer "L'anime post-2000 n'a pas d'intérêt" en méconnaissance de cause intentionnellement cultivée. Mais en dépit de leurs remarques respectables, le fait est que rien n'est plus faux aujourd'hui. Pour avoir, parallèlement à mon attrait pour l'anime, suivi avec une assiduité relative la plupart des grandes séries live américaines des années 90', je peux dire sans sourciller que la situation décrite par les déclinistes de l'anime correspond davantage à l'univers morose dans lequel s'est embourbée la fiction TV live outre-Atlantique depuis 2005... qui paradoxalement n'a jamais connu pareil succès mondial. L'anime nippon lui, moins hype mais toujours plus productif, va plutôt bien, merci pour lui. Il n'est pas en train de se suicider à grands coups de hight-concepts impossibles à exploiter, ou par le biais de networks qui recyclent à tours de bras. Au même titre que la fiction anglaise semble-t-il redynamisée, il file droit et a toujours un imprévu dans son sac, la petite touche supplémentaire qui mérite de faire parler d'elle.
Je me souviens donc d'une année 2007 riche en séries de grande qualité, intervenant après un millésime 2006 qui, à l'opposé, était plutôt inodore. C'est un avis personnel bien sûr, mais pas uniquement : nombre d'anime-fans reconnaissent que l'année japonaise 2007 fut anormalement bien pourvue en pépites conçues pour le petit écran. Nous voici en 2008, comme d'accoutumée le line-up d'avril est l'un des plus fournis de l'année, et que peut-on d'ores et déjà en dire ? Et bien que 2008 promet, avec nombre de choses intéressantes, dont je n'évoque ici qu'une sélection choisie - gardons toutefois à l'esprit que les séries débutent à peine.


KAIBA (A+)
[SF - Fable - Expérimentation]




Un monde de colonies spatiales où la mémoire humaine est une marchandise que l'on achète, que l'on sauvegarde, que l'on falsifie, où les souvenirs sont une monnaie d'échange comme les autres. Ce système a tourné au chaos depuis que plus personne n'y est certain de son identité. Le dénommé Kaiba se réveille amnésique dans un dédale en perdition, et le seul indice dont il dispose concernant son passé est un pendentif contenant la photo d'une jeune femme qu'il a oubliée, Neiro. Il part à sa recherche en errant de planètes en planètes...

La nouvelle série de l'expérimental Masaaki Yuasa, produite par Madhouse.
Si vous aviez aimé Kemonozume du même créateur, autant le dire sec, Kaiba au vu du premier épisode s'annonce huit à dix fois meilleur. Bien sûr le chara-design façon Osamu Tezuka bourré à la vodka et le dessin intentionnellement puéril auxquels s'adonne la série vont rebuter certains anime-fans, mais rarement on a vu autant d'idées graphiques et de trouvailles oniriques à la minute, c'est un véritable ballet psychique, une invitation à une plongée synaptique dans le cerveau du déjanté Masaaki Yuasa, et pour faire court, c'est une denrée pour l'intellect. Dans ce cadre, le scenario aurait pu n'être qu'un faire-valoir inutile, immolé sur l'autel de la masturbation auteurisante si prisée des festivals. Bien au contraire loin d'être accessoire, il est déjà mis en branle au terme du premier opus, avec quantité d'interrogations, de mystères et d'enjeux dans la balance. Que ce soit sur la forme ou le fond, la série a vraisemblablement un propos. On ajoute au tout une pincée d'humour bizarroïde, de musique doucereuse et intriguante, pas mal de créatures difformes, et on obtient un premier épisode tout simplement magistral. Si l'anime OVNI qu'est Kaiba devait poursuivre dans cette voie avec la constance qui fait défaut à tant de productions, à l'inverse donc de Kemonozume qui s'était un peu perdu en route, ce pourrait être l'un des incontournables de 2008.

Premier épisode : 9/10 du grand art.


SOUL EATER (A)
[Combat - Humour - Drama]




Maka Alban, Black Star et Death the Kidd sont trois étudiants de l'école des Shinigami de Shibusen. Ils y apprennent à faire évoluer leur arme vivante pour en faire de véritables Death Scythe, des faucheuses. Pour y parvenir, les étudiants doivent collecter au préalable quatre-vingt-dix-neuf âmes plus une de sorcière...

L'anime a commencé, c'est signé Bones et c'est situé quelquepart entre l'emballant et l'académique.
Est-ce que l'on tient le nouveau shonen success du studio après Fullmetal Alchemist est une question que l'on se réservera pour plus tard, reste que malgré beaucoup de clichés - et pas mal de fan-service pour un anime diffusé sur Tv Tokyo - les premiers épisodes sont attrayants, et surtout, vraiment charismatiques. Les combats sont somptueux, l'ambiance gothique urbaine à l'européenne est accouplée à une palette de couleurs qui évoque davantage les dessins-animés américains de Cartoon Network que l'anime ordinaire, bref l'identité visuelle du show démarque vraiment la série du lot... à tel point qu'on oublie vite que l'atmosphère générale n'est pas sans remémorer le bien moins virevoltant D. Gray Man. Le chara-design est intéressant même si un peu plus rangé que celui de l'oeuvre originale. Qu'on se le dise, on reste dans du convenu, mais techniquement ces deux premiers épisodes ont une sacrée classe. Moi en tout cas je suis prêt à essayer la suite. Et puis j'allais oublier la bande-son, très dynamique, une  techno-rock-rap émoustillante qui rappelle parfois Gurren Lagann et qui colle parfaitement à l'anime, du bon gros délire gras comme on aime. Soul Eater s'annonce tout simplement comme l'une des meilleures séries 2008.

Et je ne pensais pas dire ça un jour d'un shonen.


ALLISON & LILIA (A-)
[Aventure - Romance - Mystère]


 

Dans un univers parallèle où la technologie est indexée aux connaissances techniques des années 40, la Terre est divisée en deux pays-continents qui se livrent une guerre sans pitié depuis des décennies. Allison est une jeune pilote de l'air de dix-sept ans dont l'avion s'écrase accidentellement en terrain ennemi, de l'autre côté de l'immense fleuve qui sépare depuis toujours les deux contrées en conflit. Accompagnée par son ami d'enfance Vill, petit génie qui tout comme elle a la chance d'être bilingue, elle se lance à la recherche d'un trésor légendaire...

C'est le premier nouvel anime du line-up d'avril.
Madhouse est aux commandes de cette adaptation des romans éponymes de Keiichi Sigsawa, le créateur de Kino No Tabi. Et dans ces premiers épisodes c'est la même ambiance que l'on retrouve, une ruralité presque française, des vieillards et leurs souvenirs embrouillés, un rythme apaisé. Techniquement c'est quelconque, sans grands effets, mais cette simplicité se marie bien à ce qui semble être un anime d'aventures à l'ancienne comme on les guette depuis leur semi-disparition. Dès le commencement, on est curieux d'en savoir plus, à la fois sur la guerre en dormance entre les deux pays, et sur la façon dont évoluera la relation mignonne entre Allison et Vill. "Mignon" le mot est lâché, ce programme un peu pastel a quelque chose de naïf et d'enfantin. Et bien que je ne rechigne jamais à quelques panty shots ou à du Gainax bounce, c'est parfois très plaisant de tomber sur un premier épisode complètement dénué de fan-service à deux francs. C'est simple et sans artifices chimériques. Sans aucun doute, Allison & Lilia est encore un potentiel bon anime d'avril 2008 à surveiller. Et Madhouse de confirmer par la quantité et la variété de ses productions qu'il est devenu le studio majeur du moment.

Ca fleure bon les années tendres, comme pas mal d'anime diffusés sur NHK.


KURENAI (B-)
[Drama - Moe - Quotidien]



Shinkuro Kurenai, seize ans, est un spécialiste de la résolution de conflits entre les gens. Façon de dire qu'il retrousse souvent ses manches et que ses coups de poings sont coriaces. Un jour il se voit confier la protection d'une petite fille en danger, et accepte bon gré mal gré cette mission qui déroge à ses habitudes. Le voici qui découvre la cohabitation avec une enfant au caractère difficile, issue d'une noble lignée...

La dernière fois que nous quittions Brain's Base, le studio venait de conclure Baccano ! dans un murmure.
L'une des surprises plaisantes de 2007, une bonne petite série qui avait pour inconvénient d'être un peu difficile à suivre tant l'histoire était alambiquée et le nombre élevé de personnages simplement décourageant. Kurenai d'après la light-novel éponyme a peu de chances de faire bonne figure par chez nous comparé à son prédécesseur, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les sous-entendus lolicon de l'anime, non frontaux mais pas non plus imaginaires, frisent le voyeurisme et embêteront quelques anime-fans locaux. Deuxièmement, après trois épisodes diffusés, il est toujours impossible de déterminer quel sera le fil conducteur de l'intrigue. Entre les missions musclées de Kurenai, sa relation avec la petite Murasaki, la composante fantastique semble-t-il sous-jacente, les plaies familiales en trame de fond et quelques affaires de romances lycéennes éculées, on fatigue un peu d'attendre le moment où la série optera pour une orientation claire et davantage balisée. L'animation étant correcte sans non plus casser trois pattes à un canard, on retiendra surtout le très beau chara-design de Kumi Ishii - Rozen Maiden - comme principal élément d'attraction.

A noter, l'un des génériques d'ouverture les plus laids jamais répertoriés par l'humanité.


MACROSS FRONTIER (A-)
[SF - Action - Romance]













En 2059, le voyage de la vingt-cinquième flotte d'émigration spatiale, le Macross Frontier, est mis en péril par l'attaque de créatures inconnues. Inconnues ? En tout cas pas des autorités qui comptaient les jours en attendant leur arrivée. Trois civils vont se retrouver plongés au coeur du conflit : le jeune Alto qui rêve de devenir pilote de Valkyrie, la chanteuse superstar Sheryl en tournée sur le vaisseau, et Lanka l'une de ses fans et gamine pleine d'entrain...

Shoji Kawamori nous offre une nouvelle série pour fêter le vingt-cinquième anniversaire de la saga Macross.
Après un premier épisode très impressionnant livré en avant-goût fin 2007, l'anime a enfin débuté sa diffusion régulière. Trois segments plus tard, on est toujours estomaqué par la qualité de la réalisation, plus conforme aux normes qualitatives d'une OVA grand luxe que d'un show télévisé. Sceptiques du fait de l'usage de 3D dans la représentation des Valkyries - comme lors de Macross Zero - et des ennemis Vajra, les fans ont changé leur fusil d'épaule au vu des premières batailles aériennes, absolument formidables et toujours empruntes de Itano Circus à foison. Largement mieux intégrés que les pâtés de pixels proposés l'an dernier par Production IG et Gonzo - respectivement Reideen et Bokurano - et ce grâce à un léger effet cel-shading, les CG de Macross Frontier sont, comble de l'ironie, un atout par rapport aux compétiteurs. Le scenario lui en revanche a un peu de mal à décoller : à la fois séquelle et remake déguisé des précédentes séries, le programme n'a pas encore trouvé sa voie, et lorgne trop souvent du côté du passé. Soyons cléments, il ne s'agit que des trois premiers épisodes et malgré tout le divertissement est garanti. En attendant ce grand boom, les habitués se délecteront du fan-service omniprésent et redoutablement efficace : des statues du Macross premier du nom ornent la ville, Lanka est serveuse dans un restaurant chinois comme Lyn Minmay, des cartes militaires montrent la planète Eden de Macross Plus et ainsi de suite. Les puceaux pour leur part se contenteront d'un fan-service ô combien moins inspiré grâce à Lanka, soumission supplémentaire au règne du moe !

Reste à savoir si ce bijou incritiquable sur la forme saura à moyen-terme sortir de son écrin pour casser la baraque avec des arguments... un peu plus scriptés.
 

HIMITSU - TOP SECRET (C+)
[Policier - Drama - SF]



Dans le futur, la police utilise une technologie capable de décrypter les images vues par les victimes juste avant leur mort, ainsi que leurs derniers souvenirs. Grâce à ces techniques, le taux d'élucidation des affaires suit une courbe ascendante mais de nouveaux problèmes émergent dans leur sillage, à commencer par l'exposition publique de secrets enfouis qui n'auraient jamais dû être déterrés...

Le premier épisode m'a largement déçu.
Himitsu - Top Secret faisait partie des séries que j'attendais, adaptée du manga de Reiko Shimizu, mais cette petite historiette d'introduction ne propose malheureusement qu'une succession de clichés mille fois revus, de personnages fades, de BGM nuls de chez nuls, le tout enrobé d'une couche crypto-gay mièvre et opportuniste. Pour couler le navire, on peut porter l'attention du lecteur sur le fait que le suspense est inexistant, étant donné que l'on devine l'issue de l'enquête immédiatement, ce qui représente quand même l'erreur à éviter en priorité dans le genre semi-policier que l'anime prétend prolonger. Je ne dirais pas que c'est franchement mauvais mais honnêtement, dans le genre procedural voire thriller à l'américaine, les séries live de type FBI Portés Disparus ou Cold Case font cent fois mieux depuis belle lurette, d'où mon questionnement sur le bien-fondé de produire des anime qui s'inscrivent dans ce genre - peut-être l'unique d'entre tous - où une prestation d'acteur peut faire toute la différence. Que la suite me donne tort, merci.

Au passage, croyez-le ou non mais le personnage au premier plan de l'illustration est un homme... ce qui n'empêche nullement quinze gros-plans sur ses lèvres rosées et pulpeuses durant l'épisode. A partir de quel moment peut-on considérer qu'une fille qui aime le yaoi est en fait une lesbienne qui s'ignore ?


ITAZURA NA KISS (B-)
[Romance - Humour - Quotidien]




Kotoko a un faible pour le très intelligent Naoki, qui la rejette brutalement parce qu'elle est une élève de la Classe F, celle des sous-doués. Elle s'apprête à abandonner l'idée de se rapprocher de ce garçon antipathique, mais le soir-même un tremblement de terre détruit sa maison. Un ami d'enfance du père de Kotoko les invite tous les deux à vivre dans sa grande maison en attendant de trouver une solution. Evidemment, l'ami en question a aussi un fils, et ce fils n'est autre que Naoki...

Sans doute l'anime le plus old-school de la saison, adapté par TMS d'un shojo manga qui il est vrai date un peu - sa mangaka, Kaoru Tada, est décédée d'une hémorragie cérébrale en 1999. Le chara-design fait très première moitié des 90', idem pour l'humour - le retour des corbeaux qui traversent l'écran et un bon répertoire de grimaces à l'ancienne - et c'est à ce titre que le charme opère. L'animation est moyenne, le filtre blanc par-dessus l'image est un peu pénible, mais l'important est ailleurs. Les deux premiers épisodes sont rythmés, drôles et plaisants à la Kare Kano. Mais patatra, le troisième volet tombe dans les travers habituels du shojo gnan-gnan et réduit d'une traite l'enthousiasme suscité par la fraicheur de ceux qui l'ont précédé : reste à savoir si cette romance trop romancée n'est que passagère ou si la tendance se poursuivra en décimant le capital sympathie de la série avec elle. Quoiqu'il en soit, les filles vont adorer, mais pas qu'elles puisque votre serviteur aussi a décidé de laisser sa chance à cet anime anachronique.

Itazura Na Kiss
rejoint donc l'interminable liste des anime d'avril 2008 dignes d'attention.


GOLGO 13 (TV) (B)
[Espionnage - Action - Policier]




Le redoutable tueur à gages Golgo 13 reprend du service...

Première adaptation animée télévisée pour le manga créé en 1969 par Takao Saito. C'est un plaisir de retrouver l'impitoyable Duke Togo, même si 150 tomes du manga oblige, j'ai du mal à discerner les histoires inédites de celles reprises de chapitres en particulier. On sent la volonté de suivre l'exemple des précédents travaux de Osamu Dezaki - l'écran splitté fait une apparition bienvenue - mais dans ces deux premiers épisodes ni le talent ni le budget n'ont l'air comparables en définitive. Pour dire vrai, c'est un peu mou du genou en matière d'animation, malgré quelques effets 3D assez réussis de la part de Answer Studio, mais ces économies semblent liées au grand nombre d'épisodes prévus, environ une cinquantaine. Le scenario du premier segment, inévitablement conçu pour tenir en vingt minutes, est quelconque et ne rend pas forcément justice à la complexité dont fait parfois preuve le manga. Celui du second épisode est plus intéressant, puisqu'il met Golgo 13 en fâcheuse posture, mais une fois encore, je reste persuadé que le format des anime télévisés  n'est pas le plus adapté à l'oeuvre. Le résultat, froid bien que peuplé de créatures dénudées, est donc mi-figue mi-raisin. Si le personnage n'était pas un monument nostalgique, pour ne pas dire un mythe, on serait sans doute moins indulgent. Partial, je dirais que j'ai bien aimé, mais seulement parce que ça m'a fait plaisir de retrouver ce visage familier. Si j'étais véritablement objectif, ce début de série m'aurait plutôt inspiré un haussement d'épaules résigné façon "D'accord je prends acte", sans plus.

A ne pas louper, le générique de clôture en totale conformité d'esprit avec le manga.


CODE GEASS R2 (A)
[SF - Drama - Fantastique]




Suite de la première série, qui se concluait sur un cliffhanger intense. Lelouch va de nouveau devoir déjouer les plans de l'Empire de Britannia, contracter des alliances et réorganiser la rébellion, tout en préservant secrète sa véritable identité. Obstacle de taille à ses ambitions de pouvoir et de libération nationale, l'arrivée inopinée d'un petit frère, Rolo, que tout le monde semble avoir accepté comme tel voilà plusieurs années. Mais la situation et l'entente apparente ne sauraient faire oublier à Lelouch qu'il n'a jamais eu de frère...

J'ai fortement douté de la capacité de Sunrise à produire une suite qui puisse avoir un intérêt.
Hit en puissance de 2006-2007, Code Geass prenait le risque de s'éterniser, de devenir un gros navet pour satisfaire aux lubies de quelques centaines de milliers de fans acharnés. J'avais omis un détail, c'est que Goro Taniguchi - Infinite Ryvius, Planètes et GunXSword - est encore une fois aux commandes. Comme d'habitude, il faudra jouer le jeu d'une ou deux invraisemblances pour adhérer à l'histoire complexe et aussi un peu capillo-tractée que l'on nous sert, mais une fois cet effort accompli, la série retrouve son tonus et son extraordinaire capacité à étonner avec des rebondissements à la minute. Ecueil presque systématique de tous les anime du même type qui ne savent rapidement plus quoi en faire, l'ajout de personnages supplémentaires est ici médité en amont et contribue à une tornade de relations interpersonnelles bouillonnantes, de conflits prometteurs et de séquences à suspense sulfureuses. Cerise sur le gâteau, les choses vont vite, très vite, peut-être trop vite, et l'ennui n'est pas prévu au programme. En seulement trois épisodes, Code Geass R2 semble légitimer son existence avec une confiance désinvolte, à l'image d'un Lelouch diaboliquement sûr de lui, en rappelant l'excellence de ses débuts, la pertinence de son fond habité de considérations politiques loins d'être idiotes, le tout surmonté de combats toujours vifs et sans fioritures. Emaillé de petits défauts mais inondé d'immenses qualités narratives, Code Geass est bel et bien de retour, et si quelques situations répétitives s'immiscent dans le tas, c'est pour mieux être dégommées l'instant d'après par un twist venu des entrailles de l'âge d'or de Sunrise.

Le robot anime est un genre peu sollicité en 2008, et on comprend pourquoi. La concurrence se cache !


NABARI NO OU (B-)
[Combat - Folklore - Humour]




Rokujo Miharu est un lycéen étourdi et insouciant mais il possède un pouvoir unique. Alliés et rivaux s'organisent chacun de leur côté tandis qu'il devient la cible des légendaires et dangereux ninjas Iga. Il est vite entrainé dans une lutte de longue haleine où il devra apprendre à contrôler ses capacités pour survivre...

Un autre shonen qui a la malchance de débuter en même temps que Soul Eater. Pourquoi malchance, et bien parce qu'à côté de l'immense recherche stylistique accomplie par Bones sur sa dernière création, cette petite série de JC Staff fait pâle figure avec ses décors crayonnés, sa réalisation correcte mais sans envergure et son chara-design plutôt morne, dont on ignore quelle substance ont consommé les responsables pour en faire une telle tribune yaoi - fidèle au manga cela étant. Le scenario, portant sur les rivalités ancestrales entre groupes de ninjas, s'annonce anorexique et d'une grande banalité, d'autant que les personnages ne semblent posséder aucune aura particulière qui pourrait rendre l'anime captivant à moyen-terme. Au final les deux premiers épisodes se laissent suivre sans trop de déplaisir, ça n'est même pas si mal pour un studio globalement généreux en pétards mouillés, mais quand je pense que la série s'étendra peut-être sur plus d'une quarantaine de segments, des gouttes de sueur perlent à mon front. Voilà je crois un programme que ceux qui s'auto-proclament public difficile pourront contourner sans grands regrets, même si je compte bien tester encore un peu la consistance de la mixture. Pour l'instant, aucune passion ne ressort du contenu, décent sans plus, avec un humour au moins aussi étrange que l'aspect rudimentaire du design général.

Shonen ou pas, on a du mal à concevoir un succès gargantuesque pour cette série aux débuts pour le moins modestes. Le jour où mon petit cousin portera un t-shirt à l'effigie de Rokujo est encore loin.
 




Quel dommage, je n'ai pas pu émettre quelques commentaires précoces - et donc péremptoires comme ceux qui jalonnent ce post ! - sur les autres séries majeures d'une saison mouvementée qui mériterait plus que ça : Tower Of Druaga, Amatsuki, Real Drive, Chi's Sweet Home, Blassreiter, Toshokan Senso... et surtout sur le prometteur The Daughter Of Twenty Faces. Non, non, encore moins sur Kanokon...

Par Amrith Zêta - Publié dans : Anime X-Tra
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Lundi 14 avril 2008
Premier aperçu du packaging DVD de Evangelion : 1.01 You Are (Not) Alone en édition limitée.
A paraître le 25 Avril au Japon. Merci à MickeyLD.























Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Samedi 12 avril 2008

Deux nouvelles images promotionnelles tirées du NewType d'Avril.
Il s'agit bien entendu de rappeler la parution du DVD Evangelion : 1.01 You Are (Not) Alone au Japon, en plus d'exposer la plastique de Rei comme aux premières heures de la série. Cliquez pour agrandir les illustrations.






















Source : Forum Animepaper / Manganimation


Quant aux sceptiques, qu'ils vérifient par eux-mêmes, la Popotan Dance n'a pas dit son dernier mot.
Cette fois, même les grands pontes sont de la partie.

Click > Ultimate Popotan Dance
C'est stupide mais c'est ainsi.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Mardi 8 avril 2008
Une anecdote au passage.
La série Neon Genesis Evangelion sera (re)diffusée au Brésil, pays où elle jouit d'une très grande popularité, sur le réseau Animax à partir de Mai 2008. A l'occasion, la branche locale d'Animax a réalisé un très court teaser que je trouve excellent et qui justifie à lui seul ce billet dédié !


J'aime beaucoup la sobriété du concept.

Animax est un network japonais apparu en 1998, émanant de la multinationale Sony Corporation et spécialisé dans l'anime. Outre en Asie, il diffuse désormais entre autres en Amérique Latine et en Allemagne. D'autres pays européens, y compris la France même si les lois sur les quotas compliquent le projet, pourraient suivre prochainement.
Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Dimanche 6 avril 2008
Evangelion 1.0 : You Are (Not) Alone
au Festival International du Film d'Animation d'Annecy
















Tardive considération française pour l'oeuvre de Hideaki Anno. Le film Evangelion 1.0 : You Are (Not) Alone sera projeté hors-compétition au Festival International du Film d'Animation d'Annecy, qui se tiendra cette année du 09 au 14 Juin 2008. Il s'agira donc de sa première diffusion officielle en Europe.

D'autres films d'animation japonais seront au programme parmi lesquels :

- Piano No Mori
Magnifique long-métrage de Masayuki Kojima qui a toutes ses chances face à la concurrence. Un enfant musicien prodige et le fils d'une prostituée vont nouer des liens ambivalents à cause de leur passion pour le piano.

- Appleseed : Ex Machina
Suite du premier volet, réalisé par Shinji Aramaki et produit par John Woo. Au menu science-fiction à l'ancienne, romance et séquences d'action impressionnantes. Disponible en France en DVD et Blu-Ray dès le 18 Juin.

- 5 Centimeters Per Second
Histoire d'amour à distance décomposée en trois mouvements intimistes, du très en vogue Makoto Shinkai. Le scenario à tendance lacrymale n'est pas sans lacunes mais la réalisation confine très souvent au sublime.

- Hokuto No Ken : Raoh Side Story Junai Arc
Le dernier film en date de Ken Le Survivant par Takahiro Imamura. Certifié baston et budget sur le fil, il ne dépaysera pas les habitués du manga ou de la série télévisée. Distribué en Mai dans quelques salles.

Qui a dit qu'Annecy se résumait à son lac et à son chocolat ?

Source : ANN

Du côté de GAINAX, on annonce le film-remontage Tengen Toppa Gurren Lagann : Guren Hen pour le 06 Septembre dans les salles au Japon. Un fol évènement qui ne sortira sans doute jamais des frontières de l'archipel nippon. Plusieurs séquences inédites agrémenteront en bonus le digest de la fabuleuse série.


Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Bienvenue - 歓迎

Après bientôt treize longues années à discutailler de Neon Genesis Evangelion (新世紀エヴァンゲリオン) en divers lieux, je me décide à soumettre un blog consacré à l'actualité de l'anime qui a redéfini son genre et bousculé les limites de la télévision. Eva Express se veut ainsi prolixe à la fois sur les grandes annonces et les petits échos, mais ne se dispensera pas si besoin est de déborder sur certains sujets annexes, à l'occasion d'autres lubies.

Amrith Zêta

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