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Dimanche 24 août 2008

Les développeurs de CAPCOM sont bel et bien timbrés. Imprévisibles. Mais foncièrement géniaux.
A l'heure où, dans le plus castrateur des unissons, les éditeurs sollicitent les apports d'une technologie de plus en plus pointue afin de satisfaire une génération sevrée à Tomb Raider, habituée à un anti-aliasing de luxe et à des scenarii élaborés, la maison nipponne quant à elle revient sur le devant de la scène avec... un jeu connoté 8 Bits réalisé avec cinq sous. Carrément. Autrement dit, de la 2D, du vrai challenge, des aplats de couleurs, de la chip music et même des ralentissements au troisième sprite galopant - non, pas jusque là quand même. Tacitement adressé aux hardcore gamers de l'ancienne école,  il représente, selon moi, le véritable évènement vidéoludique de la rentrée, que les possesseurs de Wii pourront télécharger via WiiWare dès Septembre-Octobre, moyennant une poignée d'euros - même chose pour les détenteurs de PS3 et de X-Box 360 mais à une date encore non fixée.

Cependant, au-delà de la démarche originale et sans doute lucrative qui en appelle d'autres du même type, l'important reste évidemment l'identité du jeu défricheur lui-même. Et force est de reconnaître qu'attente et ferveur n'auraient jamais conquis la toile si CAPCOM n'avait pas fait le choix princier de réhabiliter par ce biais le plus emblématique de ses héros : Rockman. Plus connue sous le nom de Megaman sous nos latitudes occidentales, la saga du petit robot bleu - au design officieusement inspiré par l'oeuvre d'Osamu Tezuka - a débuté sur NES en 1987 et marqué des milliers de joueurs de par son rythme trépidant, sa difficulté corsée et jouissive, ses boss charismatiques et ses musiques épiques franchement inoubliables. Dynamique, la franchise s'est déclinée en de nombreuses séries au fil des années, perpétuant le mélange alchimique action/plateforme dont elle a le secret au travers de Rockman X, Rockman Zero et bien d'autres, se permettant aussi une longue incursion dans un similé RPG avec Rockman Battle Network EXE, pour finalement comptabiliser une soixantaine d'opus. Aujourd'hui, près de douze ans ont passé depuis le dernier volet de la série dite classique, et c'est un Rockman 9 complètement acquis au style minimaliste et efficace des deux premiers épisodes que nous propose la firme. Un jeu irréel, d'ores et déjà mythique avant même d'avoir foulé le marché, aux allures de véritable voyage dans le temps pour les baroudeurs du niquage de pads en effervescence. Les plus jeunes ou les joueurs étrangers à Rockman auront pour leur part la chance d'expérimenter in vivo une légende icônique comme il en existe peu dans l'immense sphère du jeu-vidéo. Cette masse hétérogène mise en branle, les plans néfastes du Dr. Wily seront une nouvelle fois réduits en cendres... en attendant les prochains.

Trailer : Megaman 9 / Rockman 9


Tout simplement magique.
Les mouchoirs sont sur le meuble à l'entrée.
Par Amrith Zêta - Publié dans : Autres
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Dimanche 10 août 2008

Selon le journal centre-gauche Asahi Shinbun, qui tiendrait l'information du Studio Gainax lui-même, le second film de Rebuild Of Evangelion a finalement été repoussé à une date indéterminée en 2009. Un report qui accablera les plus impatients mais qui conviendra à ceux qui souhaitaient un remaniement plus poussé du deuxième acte, particulièrement exigeant de par l'étendue des évènements qu'il recouvre - il doit retracer les moments forts des Episodes 08 à 19 tout en introduisant un nouveau personnage et de nouvelles Evas... le tout en 1h30 ! 

En attendant que le planning s'éclaircisse, vous pourrez toujours cosplayer votre chihuahua grâce à ce véritable et néanmoins ridicule bonnet Eva-01 pour chien, vendu par la firme SkipDog au Japon. Ne manquez pas non plus le modèle Sachiel et la vaste gamme Mobile Suit Gundam disponibles chez les mêmes petits plaisantins.



















Source : Anime News Network

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Lundi 28 juillet 2008

Voici un texte qui à ma connaissance n'avait jamais été traduit en français.
Compte-rendu d'une table ronde avec Hideaki Anno organisée lors de l'Anime Expo de 1996, c'est un document très instructif sur le personnage. Je l'ai remanié sous la forme d'une interview afin de le rendre plus présentable, mais le contenu des réponses demeure bien sûr scrupuleusement identique à l'original.




Quelle idée préside au design si particulier des Evas ?

Hideaki Anno : Au Japon il existe des créatures mythiques nommées "Oni", et qui possèdent deux cornes sur la tête. C'est approximativement de ce modèle que s'inspirent les Evas. Je voulais également que l'on ressente que sous le robot monstrueux se trouve un corps humain. L'Eva n'est pas vraiment un robot mais un humain gigantesque, c'est ce qui la différencie d'autres robots tels que ceux de Mobile Suit Gundam.

Est-ce que dans GunBuster la Russie domine le monde à venir ?

HA : Je peux vous dire que le Japon y est devenu un empire. En 2000, les Etats-Unis et le Japon se sont livrés une guerre. Depuis, le Japon occupe Hawaii. Navré pour ça.

Pourquoi le dernier épisode de GunBuster est-il en noir et blanc ?

HA : La couleur vous ouvre une large palette d'informations graphiques et de détails. Elle aurait entravé notre objectif principal, à savoir transmettre le sens de la démesure que nous voulions représenter via la Black Hole Bomb. Et puis, ça n'avait jamais été fait avant...

Pourquoi la date de 2015 revient-elle à la fois dans Evangelion et GunBuster ?

HA : Cette date est issue d'une vieille série télévisée que j'aimais quand j'étais écolier. C'est aussi l'année durant laquelle prennent place les premières aventures de Tetsuwan Atom (Astro Boy) *.

* Anno confond ici Astro Boy et Jetter Mars, autre série très similaire d'Osamu Tezuka.

Qu'est-ce que vous aimez dans l'animation américaine ?

HA : Tex Avery. Tom & Jerry. Je n'aime pas les productions Walt Disney.

Quelles personnalités de l'anime vous inspirent ?

HA : En dehors de mon équipe, Mr. Yoshiyuki Tomino. Mobile Suit Gundam et Space Runaway Ideon sont mes anime favoris avec Space Battleship Yamato *. Je dirais aussi que Hayao Miyazaki, avec lequel j'ai collaboré sur Nausicaa Of The Valley Of The Wind lors de la séquence du Dieu Géant, est une sorte de mentor.

* Série SF de Leiji Matsumoto que certains considèrent comme étant le First Impact de l'animation. Véritable mythe pour les premières générations d'otaku, elle possède une sémantique patriote sous-jacente et son appétit pour les détails a ouvert la brêche dans laquelle s'insinueront peu après les anime dits Real Robot.

Est-ce que vous jouez aux jeux-vidéos ?

HA : Ca ne me parle pas, personnellement. En revanche les possibilités de l'animation sur ordinateur m'intéressent.

Dans quelle mesure ressemblez-vous aux personnages de Evangelion ?

HA : Shinji reflète évidemment ma personnalité, manifeste ou inconsciente. Réaliser Evangelion m'a permis de comprendre quel genre de personne j'étais. J'ai compris que j'étais un idiot.

Quel est votre personnage favori dans Evangelion ?

HA : Asuka. Parce qu'elle est très mignonne.

Que pensez-vous de la préférence des américains pour Misato ?

HA : C'est étonnant. Au Japon, c'est Rei qui fait l'unanimité. Les japonais ne peuvent pas contrôler des femmes fortes comme Misato et Asuka.

Etes-vous croyant ?

HA : Je n'appartiens à aucune organisation religieuse, je suppose donc que sur le plan formel je suis agnostique. La spiritualité japonaise prétend qu'un esprit habite toute chose, et ça correspond davantage à mes croyances.

Etes-vous réellement végétarien comme Rei et Nadia ?

HA : J'aime beaucoup le tofu *. Je ne veux pas manger de viande ni de poisson, mais la raison n'est pas religieuse.

* Pâte d'origine chinoise constituée essentiellement à base de soja. 

Quelles sont les propriétés d'une expression par le biais de l'animation ?

HA : L'animation trouve un sens par et pour ceux qui la regardent. Lorsque les gens sont perdus par les thématiques que j'aborde, lorsqu'ils ne saisissent pas le message d'ensemble, la connection n'aboutit pas puisque la personne est insatisfaite. Pour cette personne en particulier, le sens dégagé diminue aussitôt d'intensité. Il faut instaurer un lien entre celui qui regarde et le propos tenu par le personnage dans l'anime.

Qu'avez-vous pensé des films de Ghost In the Shell et Mobile Police Patlabor * ?

HA : Je n'ai pas encore vu Ghost In The Shell. Par contre, Mobile Police Patlabor est un très bon film. Je pense que le second volet est encore meilleur.

* Films d'anticipation réalisés par Mamoru Oshii, que l'on rattache souvent au courant superflat tout comme Anno.

Que vous évoque le succès de Evangelion ?

HA : Le merchandising, tout ça concerne l'économique. Pour le reste, je suis surpris que Evangelion ait obtenu tant de succès. Les personnages sont tous tellement malades.

Quel sera votre prochain projet ?

HA : Un autre anime pour la télévision. Probablement une sorte de space-opera *.

* Le plan n'a plus jamais été mentionné par la suite.

Quel bilan tirez-vous de Les Ailes D'Honneamise ?

HA : Le réalisateur Hiroyuki Yamaga est un homme très sérieux et qui n'est pas du genre à verser dans la compromission en fonction des chiffres d'audience *. Cela dit, ce n'était pas un film radical produit selon sa seule perspective. Une suite était prévue, mais c'est au point mort pour le moment. Yamaga veut en faire l'anime de cette fin de siècle. Il pousse dans ce sens.

* Une déclaration qui fait un peu sourire a posteriori...

Quel futur pour l'industrie de l'animation japonaise ?

HA : Les créateurs doivent changer de mentalité s'ils veulent avancer. Et de mon point de vue la situation paraît pessimiste dans le Japon d'aujourd'hui. Pour ne pas dire critique. Je ne crois pas en un avenir radieux. Et ce parce que les responsables font mal les choses. Mais il y a aussi le problème du public. Les gens qui font, les gens qui consomment, veulent toujours les mêmes produits. Ils font puis refont inlassablement les mêmes trucs depuis dix ans, sans aucune spontanéité. Alors que pour que la dynamique reprenne, il faudrait forcer les gens à sortir de tout ça.

Quel est votre avis sur cette mode des romans adaptés en anime ?

HA : Beaucoup de romans actuellement sont écrits avec l'espoir implicite d'être animés à l'écran, le passage de l'un à l'autre n'est donc pas si rude. Je pense que Legend Of The Galactic Heroes a été bien adapté *, les romans s'y prêtaient à la base.

* Les romans de Legend Of The Galactic Heroes ont été convertis en une immense série d'OVAs débutée en 1988 et totalisant plus d'une centaine d'épisodes. Elle reste un indéfectible classique du space-opera, animé ou live.

Que pensez-vous de ces manga et anime à saveur historique qui se multiplient ?

HA : Ca ne m'intéresse pas du tout. On trouve les thèmes qu'on peut.

Quels sont vos centres d'intérêt ?

HA : J'apprécie la plongée sous-marine, et en dehors de la science-fiction, j'éprouve de l'intérêt pour les romans sentimentaux écrits par des femmes. En tant qu'homme, je ne connais pas vraiment les émotions ou les pensées féminines. Je veux comprendre cet aspect là, et créer des personnages féminins plus tangibles, aussi suis-je décidé à continuer ce type de lectures.

J'ai dépensé tout l'argent de mes études dans des goodies liés à l'anime...

HA : Vous êtes un idiot. Concentrez-vous sur vos études. Si je pouvais remonter le temps et rencontrer mon alter-ego de ces années là, je lui dirais la même chose.

Où aimeriez-vous voyager ?

Je veux visiter l'univers, l'espace. Voilà où j'aimerais voyager de mon vivant. Quand j'étais enfant, je pensais qu'il serait possible pour moi d'arpenter l'espace une fois plus grand. Me voilà grand et c'est encore impossible aujourd'hui... Mais je convoite toujours une randonnée sur la Lune.

Je veux entrer dans l'industrie de l'anime...

HA : Si c'est votre but, je vous conseille d'avoir d'autres centres d'intérêt en dehors de l'animation. Allez un peu dehors, pour commencer. La plupart des créateurs d'anime sont pour ainsi dire autistes. Ils devraient essayer de se dégager et nourrir une vraie communication avec l'extérieur. J'ai envie de dire que la meilleure chose que l'anime puisse réaliser c'est, comme nous le faisons ici, créer un dialogue partout où cela est possible.

Un commentaire sur les derniers épisodes de Evangelion qui ont enragé tant de fans ?

HA : Moi ces épisodes ne me posent aucun problème. Si problème il y a, c'est votre affaire les gars. Désolé.



Publié dans Animerica Vol.4 N°9.
Les annotations * sont absentes du texte d'origine.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Mercredi 23 juillet 2008

Ponctualité nipponne oblige, les nouvelles séries de Juillet ont débuté, et si la variété est une nouvelle fois au rendez-vous, on remarque toutefois une nette recrudescence des anime purement typés service dans la cargaison estivale. Une bénédiction tant pour les pervers visqueux que pour ceux qui, harassés par les improbables quantités ingurgitées hebdomadairement, en profiteront galamment pour ne pas s'éterniser des mois sur ces produits libido-palliatifs, au propos quelque peu "oublié" dans la formule générale. C'est dans cette même optique que j'éviterai d'évoquer ces créatures aux forts relents onanistes, au demeurant pas nullissimes mais tellement faciles, parmi lesquelles Sekirei, l'inénarrable mecha-musume show Strike Witches ou les ballons dirigeables mammaires de Nogizaka Haruka No Himitsu. Autant d'anime dont les rares éléments intéressants - comprendre le *** - seront de toutes manières illico placardés via captures minutieuses sur une brochette de forums altruistes : même pas besoin de les suivre assidûment pour en profiter. D'ailleurs, finissez d'abord To Love-ru avant de courir dans les couloirs.

Non, moi ce que je veux, c'est dire deux mots à propos des anime de Juillet auxquels je crois.

D'emblée, j'admets volontiers que mon flair n'est pas infaillible, loin de là. J'avais placé une grande confiance en Macross Frontier, au vu de trois premiers segments relativement somptueux ; résultat, douze épisodes plus tard, l'anime est un échec cinglant, écartelé entre son scenario indigent, son chara-design affreux et son animation laborieuse digne d'un kodomo anime pakistanais. J'avais couvert Allison & Lilia d'un carnaval d'épithètes élogieux, mais la série à mi-parcours n'est toujours pas parvenue à surmonter son identité de petit conte attachant à l'ampleur limitée. A contrario, je n'attendais rien de The Daughter Of Twenty Faces, qui est actuellement selon moi l'anime le plus abouti de la vague initiée en Avril, et l'un des plus singuliers. Tout ça pour dire qu'effectivement, mes pronostics sont parmi les plus foireux que l'on puisse concevoir. Et pourtant, je récidive dans l'erreur avec un Top 5 egotiquement intitulé "Les Anime De Juillet Qui Ont Leur Chance De Me Plaire"...

5) Mugen No Jûnin / L'Habitant De L'Infini 
En dépit de mes profondes réticences, j'ai bien dû admettre que les premiers épisodes de L'Habitant De l'Infini s'en sortaient bien. Le scenario fait preuve pour l'instant d'une fidélité manifeste envers la cultissime oeuvre originale, retranscrivant efficacement l'esprit torturé et coupable de Manji, le rônin immortel - il sera forcément allégé par la suite étant donnée la courte durée de la série. Le graphisme quant à lui, grande interrogation qui taraudait les lecteurs du manga dès l'annonce de la mise en chantier de l'anime, abandonne le trait sauvage, crayonné et agressif de la version imprimée, difficilement reproduisible, pour un rendu plus coloré et viable qui n'est pas nécessairement hors-sujet. Malgré tout, il serait présomptueux de vouloir s'exprimer trop vite sur l'avenir de cette série signée Bee Train, tant le studio nous a acclimatés aux déceptions les plus diverses - Tsubasa Chronicle II, .hack//SIGN.

























4) Natsume Yuujinchou / Le Pacte Des Yokai

L'adaptation du shojo manga du même nom, succès de librairie avéré jusqu'en France. L'anime est produit par Brains Base, qui depuis quelques années franchit une à une les étapes qui mènent du statut de petit studio à celui de véritable compétiteur - on se souvient notamment de la plastique irréprochable de Kamichu ! en 2005. Ici le budget semble-t-il restreint ne permet pas d'honorer les précédents standards techniques de la maison, lacune qui se révèle en définitive secondaire lorsque l'on sait que l'anime est avant tout une fable, ou plutôt, une succession de fables reposant d'abord sur la morale du récit. D'épisodes en épisodes, le jeune lycéen Natsume essaie de libérer les démons que sa grand-mère espiègle a asservis naguère en scellant leur allégeance dans le Livre Des Amis : autant d'occasions de décliner une galerie de destins tragi-comiques susceptibles d'émouvoir les plus fleurs bleues d'entre nous. Dispensable de par sa nature-même de programme paisible étranger au suspense, pas franchement impressionnante, la série se montre en contrepartie modérément attachante et pourra éventuellement satisfaire les aficionados du genre yokai, dont je ne fais pas vraiment partie.



















3) Slayers Revolution
Un retour plus plaisant que celui frontalier de Zero No Tsukaima. Non pas la deuxième, non pas la troisième, mais bien la qua-tri-ème. Slayers Revolution est la quatrième série consacrée aux aventures déjantées de Lina Inverse, sorcière cupide, destructrice et pauvrement pourvue en tour de poitrine. L'anime vient enrichir une saga télévisée déjà bien copieuse, à laquelle il faut ajouter pas moins de cinq films et deux OVAs. Habitués du monde heroïc-fantasy insensément décalé qui caractérise l'anime, les membres de JC Staff ont repris les manettes et le moins que l'on puisse dire c'est que la réalisation paraît old-school ; au point qu'il est même parfois compliqué de faire la distinction entre la nouvelle série et ses aînées - la plus récente a pourtant onze ans. Au total 26 épisodes sont prévus, truffés de combats et de gags lourdingues où Gourry Gabriev le chevalier benêt joue encore un rôle de premier plan. Condition sine qua non au consentement du public, on retrouve au cast les mêmes seiyuu qu'à l'origine parmi lesquels, bien évidemment, Megumi Hayashibara, dont l'héroïne de Slayers demeure encore aujourd'hui, aux côtés de Rei Ayanami de Neon Genesis Evangelion, le rôle de sa vie. On pourra toutefois tempérer nos ardeurs otaku vis-à-vis de l'anime eu égard à la sérieuse stagnation, et non la révolution qu'annonce son titre, qu'il semble privilégier : pour être honnête un instant, seuls les fanboyz y trouveront un réel intérêt.













2) Mahô Tsukai Ni Taisetsu Na Koto
L'anime suit l'apprentissage méticuleux de Sora, une jeune fille qui a quitté sa campagne natale pour devenir une magicienne accomplie à Tokyo. Un air de déjà vu peut-être ? Certainement et pour cause, la série est un spin-off déclaré de Someday's Dreamer, que l'on ne présente plus et qui a connu son petit succès en France. Elle s'inscrit donc sans la moindre hésitation dans la même veine doucereuse, voire bucolique, articulant les thématiques les plus gentillettes pour appuyer l'idée de conte du quotidien, une constante irrépressible de la franchise qui avait jadis enchanté les uns au détriment des autres, écoeurés par tant de naïveté. L'animation, au gabarit modeste, est réalisée par Hal Film Maker, un petit studio que l'on associe souvent exclusivement à Saber Marionette J, oubliant au passage quelques séries un peu plus réjouissantes de leur catalogue - Princess Tutu dont l'intitulé est un repoussoir, le sanguinolent Dokuro-chan ou la production franco-nipponne Ôban Star-Racers pour ne pas les nommer. Moins convenue, la singularité esthétique majeure du programme tiendrait plutôt au fait que les décors ne sont pas dessinés à la main comme l'exige la norme, mais bel et bien photographiés in situ avant d'être retouchés sur Photoshop ou assimilé : le résultat, sympathique au premier abord, manque un peu d'âme et pourrait lasser à la longue. La lenteur relative de l'intrigue, qui parie sur son caractère tranquille, ne plaira pas non plus à tout le monde mais force est de constater que la série possède son atmosphère et son identité bien à elle.

























1) Birdy The Mighty : Decode
De loin l'anime le plus prometteur et séduisant de l'été. Il ne s'agit pas d'une suite aux OVAs éponymes de 1996, mais d'un retelling assez différent, adapté de la dernière mouture du manga de Masami Yuuki - entre autres choses, co-créateur en 1988 du robot anime le plus sous-estimé de tous les temps en Occident, j'ai nommé l'inoubliable Mobile Police Patlabor que chaque anime-fan se doit de (re)découvrir d'urgence. Pour en revenir à notre série, la nouvelle Birdy The Mighty : Decode conserve peu ou prou l'essentiel du concept de l'oeuvre originale : il s'agit toujours de narrer les péripéties cocasses d'une policière extraterrestre ultra-sexy qui, suite à un regrettable accident, doit temporairement "partager" son corps avec un lycéen un peu mollasson pas franchement partant pour latter de l'alien belliqueux. Outre un aspect comédie fortement marqué - quoique moins que dans les OVAs - l'anime est assez riche en action, laquelle prend souvent la forme de chorégraphies musclées à l'image des bons vieux henshin dont l'histoire s'inspire ouvertement, avec une affection particulière pour le légendaire Ultraman de 1966. Sans être renversante compte tenu des 13 brefs épisodes qui formeront la série, l'animation de A-1 Pictures reste néanmoins dynamique - l'équipe provient en partie du projet Noein après tout - et le programme propose une utilisation plutôt convaincante des CG - plusieurs séquences remarquables de course-poursuites urbaines sont là pour l'illustrer. Au final, on se retrouve donc avec un vrai petit anime comme on les aime, à la fois vintage dans ses concepts et attractif pour la frange otaku actuelle, celle-là même qui pourra y réviser certains fondamentaux de sa culture d'appartenance.
























Tous ces avis raisonnablement positifs sont amenés à changer du jour au lendemain, car ils ne s'appuient que sur les premiers épisodes. Concernant la série qui talonne le classement, il s'agit de Yakushiji Ryôko No Kaiki Jikenbo de Dogakobo, dont les allures d'enquête policière et les personnages trentenaires sont trop rares pour être snobés. Le prix du plus gros pétard mouillé revient quant à lui à World Destruction de Production IG, ex-aequo avec Telepathy Shojo Ran - mal - animé par TMS. Je laisse bien évidemment une place au chaud pour Ultraviolet : Code 044, dernière série en date du génial Osamu Dezaki chez Madhouse et que je n'ai pas pu découvrir pour le moment, ainsi que pour la nouvelle création entièrement 3D de TMS, Scarecrow, qui à tout hasard n'a aucun rapport avec Batman. Si quelqu'un a eu des échos, nous sommes tout ouïe merci.

Enfin très brièvement, voici les anime de la prolifique vague d'Avril qui auront finalement eu ma préférence. Oui, les Top 10 sont si rebattus à tous les coins du net que j'opte présentement pour un Top 8. Certaines séries sont encore en cours de diffusion au Japon, aussi le classement n'est-il pas irrévocable :

8) Golgo 13 TV
7) Kurenai

6) Itazura Na Kiss
5) Allison & Lillia
SPECIAL OUT RANK > Chi's Sweet Home
4) Code Geass R2
3) Kaiba
2) Soul Eater
1) The Daughter Of Twenty Faces

Par Amrith Zêta - Publié dans : Anime X-Tra
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Mardi 22 juillet 2008

C'est au tour du sixième clip musical de Gurren Lagann Parallel Work de faire son apparition.
Il est signé Akira Amemiya dont le style tout en saccades se rapproche furieusement de celui de Hiroyuki Imaishi.
Be prepared, ce volet, le meilleur selon moi, propose enfin du mecha action à se mettre sous la dent.
 



Mais s'il est un évènement que les fans japonais de Gurren Lagann attendent tout particulièrement et que ce blog mentionne régulièrement, c'est bien la sortie en salles des deux long-métrages reprenant les principaux évènements de la série, dont le premier volet Tengen Toppa Gurren Lagann : Gurren-hen est prévu pour le 06 Septembre. Gainax avait annoncé très tôt que les films ne se contenteraient pas de compiler du déjà-vu sans se fouler mais opèreraient également certains changements en terme d'animation. Aujourd'hui, le studio nous livre une bande-annonce définitive de ce qui s'apparente à une nouvelle poule aux oeufs d'or :




Aux Etats-Unis, la série Gurren Lagann sera diffusée à partir du 28 Juillet sur Sci Fi Channel.
En France à la même période, Sci Fi Channel France vous proposera... euh... un jeu avec Cécile de Ménibus.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Jeudi 17 juillet 2008

Voici un billet hétérogène qui se disperse un peu trop à mon goût, quoique foncièrement Gainaxien.
Une véritable boutique de souvenirs, où l'on trouve pêle-mêle images, videos et même une page publicitaire.

On commence par une illustration inhabituelle de Neon Genesis Evangelion. Merci à Cyclone X.
Elle est signée Atsushi Okoda.



















Le temps que vous jetiez un oeil, je signale au passage, toujours à la traîne de l'inoxydable Manuloz, que Gainax a révélé un cinquième clip issu de Gurren Lagann Parallel Work. Le court, à l'humour plus ou moins scatologique et orienté SD, est cette fois réalisé par l'animateur Shin Itagaki.



Et puis deux images promotionnelles sexy de Shikabane Hime juste pour la route.
Merci à Animepaper et ses fidèles contributeurs pour les scans.








































Enfin, anticipons le terme de ce billet : pourquoi parler ici-même d'un blog et non d'un autre ?
Qui plus est, un blog musical perdu dans la jungle des exercices du même type.
La question est légitime de prime abord, mais permettez-moi d'avancer deux raisons qui priment en l'occurrence :

- Je connais Wonk et la démarche est intéressante. Oui ça compte.
- Le blog vient seulement d'ouvrir ses portes mais le premier billet se démarque promptement de la masse en proposant ni plus ni moins que deux remixes musicaux maison de Neon Genesis Evangelion. En plein dans le sujet, on ne pouvait pas trouver meilleur prétexte. Vous reconnaitrez d'ailleurs instantanément et sans peine les titres remaniés. Je découvre en même temps que vous la seconde pièce, visiblement inspirée par les sonorités du groupe nippon YMCK.

Je vous suggère donc sans plus ergoter d'aller faire un tour sur Wonkshop.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Mercredi 9 juillet 2008

Un flyer de Dybex pour annoncer la sortie prochaine de Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone au cinéma en France.
Selon les dires de l'éditeur, la VF du film sera majoritairement assurée par les doubleurs de la série.
Cliquer pour agrandir le flyer.






















Merci à Otaking de Gainax.fr qui a mis en ligne l'illustration.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Lundi 7 juillet 2008

Comme d'accoutumée, les Japan Expo Awards ont récompensé un certain nombre d'anime - et de manga - (re)parus en France durant l'année, ainsi que leurs éditeurs respectifs. Treize hivers plus tard, il est un anime qui récolte encore les meilleurs suffrages et que les quelques lecteurs de ce blog doivent certainement eux aussi porter dans leur coeur...

Grand Prix : Neon Genesis Evangelion (Dybex)

Meilleur Shonen : Fullmetal Alchemist - Conqueror Of Shamballa (Dybex)

Meilleur Shojo : XXX Holic (Kaze)

Meilleur Seinen : Ergo Proxy (Dybex)

Meilleur Moriawase : La Traversée Du Temps (Kaze)

Signalons également qu'un Prix Special a été remis à Go Nagai pour l'ensemble de son oeuvre formidable.


Dans un tout autre sujet, la série de clips des Gurren Lagann Parallel Works continue sa route sur un rythme hebdomadaire. Diversité et qualité sont une nouvelle fois au rendez-vous des derniers opus révélés par le staff Gainax.

Réinterprétation traditionnelle pour Hirokazu Kojima, aux commandes d'un troisième segment iconoclaste.
Ca commence sous substances psychotropes.


Plus classique, le quatrième clip centré sur Viral en leader des Beastmen est quant à lui réalisé par Ryôji Masuyama.
C'est déjà plus dans mes goûts.

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Jeudi 3 juillet 2008

Evangelion 1.0 Au Cinéma En France

Les langues se délient chez l'éditeur Dybex à l'occasion de la Japan Expo. Après son avant-première européenne au Festival d'Annecy 2008, le film Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone sera finalement bel et bien distribué en version française dans quelques salles obscures hexagonales à l'automne.

Davantage d'informations prochainement.


Source : MATA-Web

 

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Jeudi 26 juin 2008

Neon Genesis Evangelion résumé en quelques secondes ?
Croyez-le ou non, c'est désormais possible...

Attention, le clip suivant contient des extraits des derniers épisodes de la série.
Il est également recommandé aux fans sans humour de contourner ce condensé... assassin !
Je laisse immédiatement la parole aux détracteurs de la série, pour le coup plutôt inspirés.
 

 

Par Amrith Zêta - Publié dans : Neon Genesis Evangelion
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Bienvenue - 歓迎

Après bientôt treize longues années à discutailler de Neon Genesis Evangelion (新世紀エヴァンゲリオン) en divers lieux, je me décide à soumettre un blog consacré à l'actualité de l'anime qui a redéfini son genre et bousculé les limites de la télévision. Eva Express se veut ainsi prolixe à la fois sur les grandes annonces et les petits échos, mais ne se dispensera pas si besoin est de déborder sur certains sujets annexes, à l'occasion d'autres lubies.

Amrith Zêta

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